Gabriel, mastère Game Design & Programming en alternance

Publié le 

Gabriel Massé est en dernière année de mastère. Il réalise son alternance chez DontNod Entertainment en tant que Junior Content Analyst.

gabriel massé dontnod

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’orienter vers la programmation jeu vidéo & le game design

S’il y a bien une chose que j’ai toujours aimé, c’est les histoires qui me transportent, peu importe le média. Les livres de Pierre Bottero m’ont appris que je pouvais écrire, mes amis de lycée m’ont appris qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre à dessiner, et les sciences de l’ingénieur ont renforcé mon affection pour les maths et la programmation.

 

À partir de là, le jeu vidéo semblait un outil rêvé pour construire et communiquer les univers qui se construisent dans ma tête, et j’ai trouvé ISART Digital un peu avant de quitter le lycée. Parmi les formations, celle de Game Design & Programming est celle qui m’a le plus parlé, puisqu’elle mélangeait habilement la création théorique et la fabrication concrète, que j’apprécie tout particulièrement.

 

Tu es Junior Game Content Analyst actuellement, en quoi ça consiste ?

L’équipe de Game Content Analyst, c’est un peu le contrôle qualité à Dontnod : elle intervient sur tous les projets du studio, internes comme externes, afin de vérifier qu’ils sont en adéquation avec la charte de Dontnod, mais aussi avec leur promesse de développement.

 

On suit les équipes du début à la fin, en leur remettant un rapport à chaque étape ou évaluation faite par le studio, le tout afin d’aider la production à se passer le mieux possible. Il faut donc lire les documents, tester les builds, rencontrer l’équipe, puis rédiger un rapport qui soulève les points qui peuvent poser problème, ainsi que proposer diverses solutions qui rentrent dans le budget du projet, aussi bien financier que temporel.

 

Le pôle GCA est assez restreint actuellement, mais il tend à s’élargir afin d’accueillir plus de spécialités et d’apporter un regard plus spécifique sur les productions. Bien que nous ayons tous le même titre, chacun a sa spécialité : Art, Narration, UI/UX, et dans mon cas, Game Feel.

 

Le but est d’apporter un point de vue technique mais extérieur aux projets, afin d’avoir une perspective différente des équipes qui sont parfois sur quelque chose depuis des années, et ne voient plus nécessairement les problématiques.

 

Qu’apporte des études jeux vidéo en alternance ?

L’alternance, c’est une opportunité en or, même si pour trouver la première c’était plutôt la croix et la bannière. Le milieu professionnel est hyper formateur, et bien souvent sur des sujets qui ne sont pas ou ne peuvent pas être abordés en cours.

 

En quatre ans d’études, j’ai aligné 24 projets dont 13 venant de stages. Et sans parler du portfolio ou du CV qui font bien moins grise mine maintenant. Mes expériences m’ont permis de me faire beaucoup de contacts, de voir les réalités de la production dans deux milieux très différents, d’apprendre à être efficace et carré autant dans les projets que dans la communication…

 

Ayant déjà travaillé dans le cadre de l’école, je suis également beaucoup plus serein pour ma recherche d’emploi. Je sais où chercher et comment se déroulent les entretiens, je sais relire et analyser un contrat, et je sais également à quel salaire je peux prétendre et comment aborder la question avec les recruteurs.

 

À quel métier te destines-tu, et pourquoi ?

Je cherche actuellement un poste en tant que Gameplay Programmer. Cela reste le cœur de mon métier et la raison pour laquelle je suis entré à ISART : j’aime prototyper, j’aime avoir les mains dans le code et voir le résultat tangible de mon travail. J’aime faire des jeux, tout simplement !

 

Je cherche plus précisément à rejoindre une équipe de taille moyenne, possiblement dans le milieu indépendant, en tout cas pour les années qui viennent.

Par la suite, mon but serait de monter mon propre studio indépendant, mais je suis conscient qu’il me faudra du temps, des finances, et surtout une expérience considérable pour ne pas faire fausse route. En attendant, je suis plus qu’heureux de diversifier au maximum mes expériences et mes compétences !

 

Que voudrais-tu dire à des jeunes intéressés par la programmation jeu vidéo ?

De tenter l’aventure ! Prudemment bien sûr, en commençant par essayer d’apprendre la programmation de leur côté pour voir si ça leur plaît vraiment, ou s’il faudrait plutôt se diriger vers une formation plus design, ou plus art, ou si tout simplement, ce n’est pas le métier pour eux.

 

De rester flexible ensuite -le monde du jeu vidéo est très ouvert, et il ne se passe pas une journée sans que je ne rencontre quelqu’un qui était comptable, ou cuisinier, ou avocat- il n’est jamais trop tard pour se réorienter. Et au contraire, cette diversité de profils apporte énormément à une production.

 

Et enfin, que j’espère les croiser un jour au détour d’un salon, ou d’une réunion. Le jeu vidéo est un médium que j’aime profondément, et plus de gens s’y intéressent, plus de possibilités s’ouvrent.